Il devait s’éteindre, un temps.
Il le voulait, retourner au non souvenir.
Mais le vouloir, c’était déjà trop.
Ce sera l’oubli comme seule issue
Comme si cette porte restait ouverte.
Alors il faudrait attendre.
Parce que cette porte ne s’ouvre pas
L’eau glisse le long, roule dans les nervures
Mais n’infiltre pas. Ce n’est pas celle qui gèle,
Celle qui se dilate et fend la roche.
Ce sont encore les souvenirs,
ils s’enroulent le long des tentacules
il faudra les revivre, encore.
Il voulait fermer les yeux,
Les paupières sont restées ouvertes.
Oui, la maison d’été.
En bribes, qui revient par images brouillées,
une atmosphère, chaleur lourde avant l’orage.
Ce n’était pas la nostalgie,
ce n’est que le souvenir.
Comme lui la barque est venue,
elle semblait la plus proche pour dire…
Et les gouttes sont tombées, clairsemées d’abord, légères,
entraînées dans les souffles du vent.
Elles ont glissé le long des vitres.
Mais le souvenir a changé, la pluie aussi,
ce n’est plus sous la vitre.
Ce sont celles qui roulent sur le front, les gouttes.
Très vite l’eau inonda la cour,
et ce sont les ruisseaux sous les toits, les cheveux et les vêtements qui collent sur la peau.
C’était la pluie d’été, alors il fallait courir, sous la pluie.
Dans les flaques la fraîcheur, après l’éclat du soleil.